Exposition de Mich Mao

  • 5 mars au 10 avril 2018
    Vernissage le jeudi 15 mars à 18h30 à l'espace clin d'oeil

MICH MAO

Plasticien

En 1997, il découvre la pratique de la sculpture en commençant par le bois et c’est en 1999, à 40 ans, qu’il décide de se consacrer uniquement à l’activité de plasticien.
Ce cheminement, je l'ai conçu après des années d'errances dans le monde fascinant  de la matière industrielle et de la récupération.
Alimenté de souvenirs d'enfance, de migrations dans les vastes plaines de l’Odet à travers forêts et fossés, ce kaléidoscope visuel et tactile a bâti l'ossature de cette exposition.
Puis sont venus : la mer, le vélo, les sables chauds, les rues débordantes, les montagnes du ciel, les courses effrénées qui firent (ou qui ont fait) naître cette perception d'impuissance, le sentiment d'être ce consommateur inassouvi à qui le temps échappe.
Je me suis attaché à rendre visible les sentiments (plastiques) qui m'habitent : un lacis d'images enchevêtrées ; l'urgence de jeter dans le feu les cris et les révoltes qui se perdent dans la construction de la tour de Babel !

 

EXPOSITION

Texte et démarche

Les frontières séparent nos vies d'une bêtise insoupçonnable !

Sisyphus est le fils d’Aeolus (roi de Thessalonie) et d’Enarete, et il fût celui qui a fondé Corinthe. Il a institué les jeux d’Isthme. Selon la tradition, il était habile et criminel ; il volait et tuait des voyageurs. Il a trahi les dieux révélant des secrets divins, et il a enchaîné le dieu de la mort, Thanatos, de façon d’empêcher les morts d’atteindre les enfers. Hadès est intervenu en personne ; et Sisyphus fût sévèrement puni. Pour s'être rebellé contre la volonté des dieux en confiant leurs secrets aux humains, Sisyphe fût condamné par Hadès à pousser un énorme rocher jusqu'au sommet d'une montagne dans le royaume des morts. A peine ce but atteint, le rocher roulait jusqu'au pied du versant d'où Sisyphe devait le remonter.
Et donc, le procédé se répète pour l’éternité. Sa punition figurait sur bien des vases grecs. On le représente nu ou portant une fourrure sur les épaules, en train de rouler un rocher.
Pour les Grecs anciens, ce mythe rappelait aux mortels qu'une rébellion contre les dieux et leur implacable justice étaient une pure folie.

Ce qui précède définit seulement une façon de penser. Maintenant, il s'agit de vivre. Albert Camus
Le tout est lié.
Les frontières que l'on dresse ne servent à rien ; l'homme sans cesse cherche un endroit ou se poser. Qu'importe les barrières la quête sera éternelle (mythe de Sisyphe).
Je ne suis ni philosophe ni érudit, il y a juste des sentiments qui m'habitent.